Portieux – Les Merveilleuses et Insolites

Portieux

Blason Portieux

 

 

De gueules, à la bande ondée d’argent chargée en
abîme et d’aplomb, d’un cavalier à l’anguipède contourné de sinople, armé d’une lance d’or, accompagnée en chef d’une chapelle d’or, et en pointe d’un service de trois verres à pied décroissant
en taille rangés en fasce

 Nom des habitants : Portessiens, Portessiennes

Altitude : 319 mètres

 

Blason : Adopté par la commune lors du 34ème anniversaire de la libération du village,
le 24 septembre 1978. La bande figure la Moselle et son gué sur la voie romaine où fut retrouvée la statue gallo-romaine. On retrouve d’un coté la chapelle de Belval, de l’autre la tradition
verrière.


Description historique

De par la position stratégique par rapport à la Moselle qu’il occupe, le territoire de Portieux était traversé par deux voies romaines sous
l’Antiquité : la voie de Langres à Strasbourg et la voie de Metz à Bâle.

 

Appelé à sa fondation au XIIème siècle Portus, Portieux s’est développé autour du prieuré de Belval, fondé en 1107 par Gérard de
Vaudémont. Les dénominations Portus Coelorum, Portecieux, Portessuel viennent également émailler les textes relatifs à la localité.

 

Le prieuré semble se développer aux XIVème et XVème siècles. Durant la guerre entre la Lorraine et la Bourgogne (achevée par la bataille de
Nancy et la mort de Charles le Téméraire en 1477), Portieux préserve sa neutralité.

 

En 1705, la première verrerie de Portieux est fondée. Cette création conditionnera en grande partie la vie ouvrière et l’activité
du territoire pour les décennies à venir, facilitant notamment l’implantation du chemin de fer et du canal, de même que la filature dite de Vincey, de l’autre côté de la Moselle.


Légende, tradition ou personnage remarquable

Un patois divergeant

 

Le patois était semble-t-il différent des autres du canton, et se rapprochait davantage de celui de Rambervillers.

 

François Pelletier 

 

Célèbre horloger mécanicien né le 16 juin 1698, il construisit notamment une horloge spéciale pour la ville de Vézelise qui par
des sons différents signalait aux habitants leurs devoir publics. On lui doit également une machine à retordre le fil à coudre, et une barque se mouvant par un système de ressorts remontés par
des hommes : cette dernière invention lui valu récompense et félicitations du duc Stanislas.

 

Dom Ambroise Pelletier 

 

Né le 7 septembre 1703, il devint bénédictin et curé de Senones en 1740. Il fut chargé par le célèbre Dom Calmet (bénédictin et
érudit lorrain) de rédiger un
Nobiliaire général de la Lorraine et du Barrois, une sorte de « catalogue » descriptif de la noblesse locale. La légende raconte que des nobles mécontents par rapport à ses écrits
l’auraient « maltraité », provoquant ainsi son décès en 1758.
 


Monuments / patrimoine

La verrerie de Portieux 

 

A l’ origine créée à Tannoy (Meurthe-et-Moselle) en 1698, l’industrie verrière fut transférée en 1705 grâce à Léopold Ier, le duc de Lorraine de
l’époque, qui accorda par décret à François Magnien, son fidèle intendant anobli, le privilège de fonder une cristallerie à Portieux, en lisière de forêt. Ce détail n’est pas négligeable :
le bois vosgien servait directement à son fonctionnement. La « paternité » de l’industrie explique alors la dénomination de « Magneinville » dans certains textes.

 

Devenant à la Révolution bien national, la verrerie de Portieux fusionne avec Vallérysthal (Moselle) en 1871, développant ainsi considérablement
son activité : les cartes postales de l’époque en témoignent, évoquant alors 800 ouvriers et apprentis. (En comparaison, on comptait environ 100 ouvriers en 1720 et à peu près 70 après la
Révolution.)

 

A l’instar des industries vosgiennes, voire lorraines, la verrerie ne fut pas épargnée au XXème siècle par le recul industriel, malgré un
affinement de sa production. Elle ferma ses portes il y a peu de temps.

 

Aujourd’hui, la verrerie ouvre ses portes pour des visites guidées et des démonstrations de soufflage de verre, et une boutique
permet d’exposer tout le savoir-faire des artisans.

 

L’église de la verrerie : Construite à l’emplacement d’une chapelle
du milieu du XVIIIème siècle qui tombait en vétusté, elle fut consacrée par l’évêque de Saint-Dié le 17 septembre 1900.

 

Sur la grande place, de même qu’à l’endroit de la mairie et de l’église, se situe le couvent des Sœurs de la Providence. Il fut fondé en 1803
par l’abbé Feys. Les religieuses étaient originaires du couvent d’Essegney et y exerçaient l’enseignement. Sa chapelle daterait de 1855.

 


Le moulin du Pilan

 

Construit en 1730, il appartenait à l’origine aux moines de Belval. A la Révolution, il fut lieu de culte pour les prêtres refusant de prêter
serment, appelés prêtres réfractaires. Autrefois associé à la verrerie de Portieux, car concassant des matériaux nécessaires à sa production et travaillant à partir de la fin du XIXème siècle à
la fabrication de verres de montre, il possède une roue de 6 mètres de diamètre qui est la plus grande de la région. Sa rénovation et son fonctionnement sont gérés par l’association du
Pilan.

L’église de l’Exaltation de la Sainte-Croix

 

D’abord une simple chapelle consacrée en 1629, l’église a été construite vers 1740 : seule la tour date encore de cette période, la nef
ayant été reconstruite en 1839. Sa clôture de chœur, dont la ferronnerie serait l’œuvre de Jean Lamour au XVIIIème siècle, ainsi qu’une vierge de piété et un bénitier datés du XVIème siècle sont
à noter. 

 

Le pont

 

Il date de 1901, souscrit en partie par les habitants de Portieux. Avant sa construction, les gens traversaient la Moselle en
bac.



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